18 novembre 2007
Forêt Méditerranéenne et changements climatiques
Cette vidéo retrace les journées de terrain du 25 septembre et 9 octobre 2007, organisées par l'association Forêt Méditerranéenne sur le thème du changement climatique (colloque du 8-9 novembre au Conseil Régional, Marseille). Ces journées rassemblent différents acteurs comme les chercheurs, les gestionnaires et propriétaires forestiers. Ces manifestations leur permettent de se retrouver et d'échanger.
Dépérissement et mortalité de pin sylvestre et sapin pectiné, résistance à la sécheresse, renouvellement des essences et méthodes de mesure de la santé des arbres et de la forêt y sont évoqués.
Plus d'informations sur cet événement sur le site de l'association :
www.foret-mediterraneenne.org
14 juillet 2007
Le Four des Navettes à Marseille
Quelles synergies NTIC à la Belle de Mai ?
Marseille est de plus en plus considérée comme le phare du multimédia dans le Sud. La région de Marseille est la seconde région de production des tournages de cinéma après Paris. La région PACA quant à elle occupe 15 % des tournages du cinéma, près de 400 producteurs, plus de 260 prestataires techniques, et environ 13 000 artistes et techniciens du spectacle.
Aujourd’hui, le pôle média de la Belle de Mai, situé en plein coeur Marseille, accueille plus d’une soixantaine d’entreprises autour de projets à caractère éducatif et culturel, basés sur l’audiovisuel et le multimédia.
Ce reportage a été réalisé durant le mois de novembre 2006. Il présente, par le biais d’interviews, la pertinence de ce pôle, son rôle innovant et son impact sur la région PACA. Pour cela, nous avons choisi de rencontrer divers acteurs du pôle média, qui ont répondu à nos questions quant aux enjeux et aux besoins d’un tel projet.
Nous avons élaboré nos interviews dans un esprit de neutralité et en privilégiant la multiplicité des points de vues. Pour cela, nos interviews sont réalisées par le moyen d’entretiens semi-directifs à partir de questionnaires prédéfinis.
La phase de montage du reportage a permi de mettre en avant le rôle des synergies entre les entreprises pour favoriser l’innovation et la création de contenu, et l’importance des associations de professionnels.
Myriam Albert, Nicolas Carme, Laura Geigant, Aurélia Riss, Sonia Seailles, étudiant(e)s en master 2 journalisme, information et communication à l’École de Journalisme et de Communication de Marseille.
03 juillet 2007
Des images "libres de droits" ?
Pourquoi une entreprise qui a payé pour une image n'en est pas propriétaire ? Peut-elle diffuser des images librement ? Peu d’entreprises connaissent la législation quant aux droits d’auteurs et aux droits à la vie privée. Or, afin d'éviter à l'entreprise des procès perdus d'avance, quelles règles doivent être connues.
Le respect de la vie privée : les droits à l’image
Les images à titre illustratif nécessitent une autorisation signée pour toute représentation d’un bien ou d’une personne : "mon image m'appartient, elle ne peut être diffusée qu'avec mon accord". Pour être valable devant la loi, cette autorisation doit préciser le cadre de cette diffusion, la zone géographique ainsi que la période d'utilisation, et l'identité du diffuseur.
(Les images à titre informatif n’ont pas le même régime légal : il n’est pas
besoin d’autorisation de droit à l’image pour les biens et personnes
représentées sur les photos d’actualité tant que l’image est utilisée
dans le cadre de l’actualité, et qu'elle ne nuit pas à la dignité).
La propriété intellectuelle : les droits des auteurs
En France, aucune image n'est réellement "libre de droits" ! Le droit français distingue la création de l’oeuvre et sa divulgation : l'auteur garde sur son image une propriété inaliénable et l'entreprise n'achète que possibilité de s'en servir. Un contrat entre l'auteur et le diffuseur de l'image établit quel usage en sera fait, sur quelle zone géographique et sur quelle période. Par ailleurs, le contrat stipule ce que l'entreprise est autorisée à modifier de l'image (recadrage, montage).
Lorsque les auteurs sont des employés de l'entreprise, le cadre est plus complexe : sauf par un désaccord ou des limitations d'utilisation actées par l'auteur avant la diffusion des images, l'entreprise peut s'en servir librement. Dans l'usage, le simple fait de donner les fichiers numériques à l'entreprise équivaut pour l'auteur à donner les droits d'utilisation à l'entreprise !
Lors d'une prise de vues organisée par l'entreprise, l’auteur doit
signifier à l’entreprise ses exigences quand à la diffusion des images
avant la prise de vue, sinon, c’est qu’il y consent.
"Le producteur de l’œuvre
(...) est la personne physique ou morale qui prend l’initiative et la
responsabilité de la réalisation de l’œuvre". Cela signifie que
lorsque l'image est réalisée par l’entreprise, celle-ci en est le
producteur, donc en possède les droits exclusifs d’exploitation ("sauf
clause contraire et sans préjudice des droits reconnus à l’auteur").
Et en faisant appel à une banque d'images ?
Les clients des banques d'images contractent une licence d’utilisation avec la banque d’image et payent "l’achat" de l’image, qu’ils s’engagent à utiliser selon le contrat. Les images sont souvent utilisées comme illustration de concept généraux, classées par thème représenté (couple, adolescence, famille, senior, sport,
nature, vacances, etc).
Les auteurs contractent un contrat avec la banque d’image et perçoivent des droits d’auteurs sur chaque image vendue. La somme perçue varie entre 50 et 80% du prix de vente selon les banques d’images. Le contrat peut être de type contrat de cession ou de gestion des droits d’auteurs.
En effet, l’utilisateur peut "louer" une image, dans ce cas le prix sera déterminé au cas par cas selon le format et la diffusion du document.
Il peut aussi "l’acheter", après paiement d’un tarif forfaitaire. L’utilisateur dispose alors de cette image de manière illimitée dans le temps et dans l’espace. Cependant, si l’utilisateur désire l’exclusivité, la transformation ou la revente de l’image, il doit opter pour une licence spécifique auprès de la photothèque.
En ce qui concerne le droit à l'image, certaines photothèques livrent les images représentant des personnes avec les autorisations nécessaires fournies par les photographes.
Laura Geigant
Source : www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/oeuvres.htm
21 juin 2007
Sous la surface...
16 mai 2007
Flamenco nature
Février 2007. Centre Culturel Mirabeau, à Marseille. Le concert flamenco est terminé.
Les jeunes gitans du quartier sont invités à monter sur la scène. Ils nous font leurs chants et danses... un régal !
Ici, Paca, mon professeur.
(diffusion autorisée par l'Association des Traditions et des Cultures Flamencas)
PacaMibareauMarseille
envoyé par multimedia-ntic
18 avril 2007
Flamenco à Mirabeau
Mirabeau est une cité à deux pas de chez moi. Régulièrement, l'Association Traditionnelle Culturelle Flamenca y organise un tablao. La salle est toujours pleine, il est nécessaire de réserver !
Un concert, des rencontres, une danseuse ou un danseur, et à la fin (et souvent le moment que je préfère !), les jeunes voisins nous régalent de leurs pas.
L'ambiance me plaît. On sent tout le monde respirer le même air. La musique et la danse arrivent à suspendre le temps. Quelques instants de tension élastique et tonique, l'âme en alerte. Et on en ressort plein de sourires, les yeux brillants.
Site d'informations sur le flamenco à Marseille : http://wiki.garcia-ramos.net/index.php?n=Main.Pe%f1a
10 avril 2007
2007, un Mondial du Vent sans vent...
Le kitesurf : glisse entre l’eau et le ciel
Des centaines de voiles de toutes les couleurs, surprise ! Entre mer et étangs sauvages, nous voici à Beauduc, LE spot de kite du sud-est. Un surf au pied et un cerf-volant au bout des bras, les “riders” glissent sur l’eau et volent sur plusieurs mètres.
Mais qu’offre donc le kitesurf pour avoir fait autant d’adeptes en quelques années ?
Un sport qui décolle !
Au départ, le cerf volant tractant un bateau est un système d’urgence en cas d’avarie. Dans les années 1980, le champion français de planche à voile Manu Bertin réside à Hawaii. Il développe l’idée du kitesurf en expérimentant des prototypes. Les frères Dominique et Bruno Legaignoux déposent le premier brevet de “l’aile propulsive à armature gonflable" en 1984 (étendu en 1985 au niveau international, le brevet a expiré en 2005). Depuis, plus de 20 000 personnes ont adopté le kitesurf en France et plus de 200 000 dans le monde entier, engendrant tout un marché : un équipement complet coûte environ 1500 €, plus le coût de l’apprentissage (très fortement conseillé), entre 100 et 150 € par jour.
La nécessité d’un bon encadrement
Le kitesurf est affilié à la Fédération de Vol Libre. Sa pratique nécessite une bonne connaissance du vent, car les voiles développent une grande puissance. Face à de nombreux accidents, la Fédération et les écoles œuvrent pour mettre en place des zones de navigation, une signalisation et des règles de pratique. “L'objectif des associations est de férérer les pratiquants autour du kite, mais surtout de créer de bons moments !” Pierre Long, président de l'association massiliakite, à Marseille, organise des week-end et des compétitions. “Notre association regroupe différents acteurs du kite. Comme Richard Gaston, qui a monté son entreprise, proGB. Il shape des planches de kite à Vaufrèges. D'autres membres ont créé il y a deux ans la première école à Marseille : Massilia Kite School, située sur la base nautique, vers le Palm Beach.”
Les plages de Marseille n'étant pas propices à la pratique, car trop fréquentées, les cours débutent par 4 h de manipulation des ailes sur la plage, puis on embarque en zodiac avec le matériel pour aller pratiquer en pleine mer.
Une évolution constante
Progrès technologique du matériel et adaptation des compétitions au public, les kitesurfeurs souhaitent rendre visible leur sport et leur implication dans la protection de l’environnement.
Le championnat longue distance qui a eu lieu à Marseille en 2005 illustre la volonté de partager les sensations avec le public, qui dans un premier temps ne comprenait pas les figures complexes que réalisaient les riders en compétition.
De la glisse et du fun en pleine nature !
Le plaisir de naviguer sur un spot désert déplace des kitesurfeurs sur toute la planète ! Usant d’internet, les explorateurs du fun communiquent leurs expériences. Le sport s’implante dans des clubs sportifs de vacances. Mais les amateurs de nature sauvage se déplacent aussi de manière autonome selon les conditions météo. Vivre quelques jours sans eau ni électricité ne les arrête pas : ils sont avant tout amateurs de glisse. Pour l’aile, un vent régulier suffit. Pour la glisse, un kitesurf, funboard, surf, mountain-board, buggy, snow kite, char à voile ou wakeboard… tout est bon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
Touches-à-tout, ils lâchent leur quotidien pour se remplir de sensations, que ce soit au bord de l’eau ou à la montagne.
Si c’est aussi votre cas, vous êtes les bienvenu(e)s !
Laura Geigant
Pour plus d’informations :
http://sportmed.blog4ever.com
http://massiliakite.free.fr/
www.fildair.com/liens.php
http://www.mer-vent.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kitesurf
09 avril 2007
Iya Traore, footbaleur freestyle
En balade à la Franqui pour le Mondial du Vent, et pas de vent... mais des performeurs exceptionnels, et ma cam ! Iya Traore professionnel du ballon, nous fait une démonstration de son habileté. Superbe ! (son site officiel : www.iyatraore.com).
23 mars 2007
Blog Euromed magazines 2007
Voici 4 blogs créés par les étudiants de master 2 Journalisme, Information on-line et Communication de l'École de Journalisme et de Communication de Marseille (EJCM), promotion dont je faisais partie en 2007.
Vous y trouverez : des articles
sur le kitesurf, sport émergeant,
http://sportmed.blog4ever.com/blog/index-93131.html
sur le programme Euroméditerranée à Marseille,
http://zoom-sur-euromediterranee.blog4ever.com/
sur la vie Marseillaise,
http://regardsurlesud.blog4ever.com/
et des articles étonnants traitant de l'environnement :
http://enviromed.blog4ever.com/blog/index-93132.html
Bonne lecture !
08 mars 2007
Dia de muertos

Le jour de morts au Mexique est une fête très spéciale pour nous, occidentaux. La mort est souvent pour nous un sujet tabou.
Au Mexique, la belle calavera, figure squelettique féminine portant de beaux habits et un magnifique chapeau couvert de fleurs et de plumes, nous rappelle que la vie est toujours trop courte !
Ces fêtes sont pour les familles mexicaines une occasion de se retrouver, en partageant une collation sur la tombe des siens.
À cette période (fin octobre, début novembre) sont dressés des autels en mémoire de ceux qui sont partis. Fleurs jaunes,fleurs rouge carmen, sucreries en forme de tête de mort, squelettes en tout genre, offrandes.
D'excellents "pan" sont confectionnés, dont les étonnants pains des morts qui ressemblent beaucoup à celui des Corses (petit pains ronds briochés avec des fruits secs dedant).
Virgen Guadalupe de Mexico
Chien surréaliste

La balade de Marcel (Arles).
Cet hiver là, le Rhône a débordé un peu partout dans Arles. Mais ce n'est pas pour cela que Marcel adore se promener sur les toits. Pour jouer avec les chats peut-être ?
26 février 2007
Sierra, fleurs sèches d'octobre 2003
Rencontre avec l'ouragan, Kenna
Vendredi 25 octobre 2002, Mexique.
Le car pris à Los Mochis dans la nuit s'approche du Pacifique. Grandes routes droites. La végétation change. Des fleurs partout. Des lianes, des cannes. L'air est chargé de parfums sucrés. Le ciel lourd. Il fait chaud et moite. J'avais initialement prévu de passer la nuit dans un village extraordinaire, au milieu des marais. Mexcaltitan_etoile_NB
Le chauffeur du car me le déconseille, et propose de me déposer à la route menant à San Blas, car c'est un "pueblo muy bonito". OK. Après 20 minutes, un taxi passe, je l'appelle, il m'emmène. 10 $ pour 25 kilomètres, c'est pas cher ! Arrivée au village. Petites maisons blanches. Une place centrale en carré, bordée de muriers. Des milliers d'oiseaux qui piaillent dans les arbres. Des petits commerces un peu partout. J'achète des chaussures et de la laine. Derrière le village il y a la forêt, puis l'océan. En cherchant les posadas, je vois les mâts des bateaux de pêcheurs derrière la végétation. Voilà, je m'installe dans un appartement spacieux.
Le responsable, Eric, un jeune d'une vintaine d'années est dans l'appart en face. Plus tard, je range mes quelques courses pour le repas du soir : dehors, une voiture avec hygiaphone passe en annonçant un ouragan force 4. Je sors, me renseigne auprès d'Eric. "Ce n'est pas un problème ! Ils disent toujours ça, mais il n'y a rien de grave ! Viens boire une bière ce soir à la maison, on sera entre amis."
OK. Au moment de rentrer, je lève la tête : impressionnant, le ciel implose.
15 minutes après, des bourrasques traversent l'appartement : les portes et fenêtres sont équipées uniquement de ferroneries. La nuit tombe tout d'un coup, et des éclairs ininterrompus s'abattent autour. La trouille ! Je me dépèche de tout ranger, et prépare mon sac à dos au cas où.
Sympa la bière chez Eric en face. Il y avait 3 surfeurs qui descendaient la côte. Ils ont vu 2 tornades au-dessus de l'océan, alors ils ont plié leurs tentes pour ce soir, à cause de la météo, et se sont fait inviter chez leur ami. Celui-ci n'est pas affolé, il me promet des cours de surf pour demain. Chouette ! Car je n'ai pas encore trouvé le temps d'aller à la plage.
2 heures du matin, on tambourine à ma porte : "Laura, viens, il faut partir, l'ouragan est trop fort, viens..."
10 secondes de doute... Je prends mon sac à dos et je les accompagne. Ils ont un van et on va se réfugier dans les montagnes de Tépic, chez la tante d'Eric. Sur la route, la population est évacuée par l'armée. Une grosse vague va venir. Il n'y a pas de digue, ici, et la terre est tendre, ce sont des marais. Alors la tempète emporte tout. Les bateaux que j'ai vu ont été rassemblés pour résister à la pression du vent et des vagues.
Seguridad_Publica_26oct2002_5777_LaGeig
Meridiano_26oct2002_5782_LaGeig
Mais 300km/h, ça fait beaucoup. Nous passons 3 jours chez la tante. Les 2 premiers jours, sans électricité. La tante nous sort les couverts en plastique, pour ne pas consommer d'eau. Tout est sombre. Nous passons beaucoup de temps devant les "telenovelas"...

J'étais à 50 mètres du Pacifique, je n'ai pas vu la couleur de l'océan... mais j'ai vu un ouragan.
28 janvier 2007
Voyage dans la Sierra (extraits du carnet de route, 2002)
Figures du Gran Nayar
Croquis faits au musée Anthropologique de Mexico, en 2002. Des visages de personnes sont peints lors de cérémonies. Y sont figurés des personnages mythiques, avec leurs attributs (épis de maïs, pluie, cerfs). Leurs noms indiqués sont Mexicain et Huichol.

Les cinq points cardinaux
Photographie que m'a offert l'auteur en 2002 : "Art Huichol de la Sierra du nord Jalisco. Travail de Jose Luis : un tableau de laine, les quatre points cardinaux, Est, Nord, Sud, Ouest et le centre de la Terre."
Croquis des 5 points cardinaux Huichols, croix dont le centre est un des points essentiels : le "ici et maintenant".












