10 avril 2007
Le kitesurf : glisse entre l’eau et le ciel
Des centaines de voiles de toutes les couleurs, surprise ! Entre mer et étangs sauvages, nous voici à Beauduc, LE spot de kite du sud-est. Un surf au pied et un cerf-volant au bout des bras, les “riders” glissent sur l’eau et volent sur plusieurs mètres.
Mais qu’offre donc le kitesurf pour avoir fait autant d’adeptes en quelques années ?
Un sport qui décolle !
Au départ, le cerf volant tractant un bateau est un système d’urgence en cas d’avarie. Dans les années 1980, le champion français de planche à voile Manu Bertin réside à Hawaii. Il développe l’idée du kitesurf en expérimentant des prototypes. Les frères Dominique et Bruno Legaignoux déposent le premier brevet de “l’aile propulsive à armature gonflable" en 1984 (étendu en 1985 au niveau international, le brevet a expiré en 2005). Depuis, plus de 20 000 personnes ont adopté le kitesurf en France et plus de 200 000 dans le monde entier, engendrant tout un marché : un équipement complet coûte environ 1500 €, plus le coût de l’apprentissage (très fortement conseillé), entre 100 et 150 € par jour.
La nécessité d’un bon encadrement
Le kitesurf est affilié à la Fédération de Vol Libre. Sa pratique nécessite une bonne connaissance du vent, car les voiles développent une grande puissance. Face à de nombreux accidents, la Fédération et les écoles œuvrent pour mettre en place des zones de navigation, une signalisation et des règles de pratique. “L'objectif des associations est de férérer les pratiquants autour du kite, mais surtout de créer de bons moments !” Pierre Long, président de l'association massiliakite, à Marseille, organise des week-end et des compétitions. “Notre association regroupe différents acteurs du kite. Comme Richard Gaston, qui a monté son entreprise, proGB. Il shape des planches de kite à Vaufrèges. D'autres membres ont créé il y a deux ans la première école à Marseille : Massilia Kite School, située sur la base nautique, vers le Palm Beach.”
Les plages de Marseille n'étant pas propices à la pratique, car trop fréquentées, les cours débutent par 4 h de manipulation des ailes sur la plage, puis on embarque en zodiac avec le matériel pour aller pratiquer en pleine mer.
Une évolution constante
Progrès technologique du matériel et adaptation des compétitions au public, les kitesurfeurs souhaitent rendre visible leur sport et leur implication dans la protection de l’environnement.
Le championnat longue distance qui a eu lieu à Marseille en 2005 illustre la volonté de partager les sensations avec le public, qui dans un premier temps ne comprenait pas les figures complexes que réalisaient les riders en compétition.
De la glisse et du fun en pleine nature !
Le plaisir de naviguer sur un spot désert déplace des kitesurfeurs sur toute la planète ! Usant d’internet, les explorateurs du fun communiquent leurs expériences. Le sport s’implante dans des clubs sportifs de vacances. Mais les amateurs de nature sauvage se déplacent aussi de manière autonome selon les conditions météo. Vivre quelques jours sans eau ni électricité ne les arrête pas : ils sont avant tout amateurs de glisse. Pour l’aile, un vent régulier suffit. Pour la glisse, un kitesurf, funboard, surf, mountain-board, buggy, snow kite, char à voile ou wakeboard… tout est bon, pourvu qu’on ait l’ivresse !
Touches-à-tout, ils lâchent leur quotidien pour se remplir de sensations, que ce soit au bord de l’eau ou à la montagne.
Si c’est aussi votre cas, vous êtes les bienvenu(e)s !
Laura Geigant
Pour plus d’informations :
http://sportmed.blog4ever.com
http://massiliakite.free.fr/
www.fildair.com/liens.php
http://www.mer-vent.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Kitesurf
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